mercredi 12 septembre 2012

Les cocotiers de Montpellier

Me voilà donc revenue sous les cocotiers... pardon, en FRANCE, mais j'avoue qu'après tout ce temps passé dans des pays au climat hostile, la rentrée à Montpellier a un air de semaine au Club Med (même si je suis jamais allée au Club Med).

A un détail près cependant : c'est la rentrée. Il faut donc aller à la fac, tout ça.

Mais revenons aux choses agréables.

Montpellier, j'y avais jamais mis les pieds avant d'y débarquer la semaine dernière. A Montpellier, ils ont des palmiers. Des palmiers ! J'ai beau pas venir du nord-nord, chez moi dans les basses-alpes il y a pas de palmiers. Donc maintenant je vis encore le dépaysement, mais dans l'autre sens en fait. Genre vers le sud. Fini l’ébahissement devant les massives chutes de neige en avril, les -30°, finis les collants en laine sous mes jeans et les bonnets en poil de fesses de yack.

Maintenant laissons place aux lunettes de soleil, sandales et maillot de bain (en voilà encore un qui s'est pas beaucoup usé ces dernières années).

Mais passons désormais à  un haut lieu des réjouissances à la française : le supermarché. Les français qui ont déjà mis les pieds en Amérique du nord ne me contrediront certainement pas sur le fait que la France est un paradis alimentaire que l'on ne sait que mieux apprécier lorsqu'on en est privé. Après quelques mois à errer dans les rayons québécois en pensant tristement "je veux une crème au chocolaaat... et du chocolat tout simple aussi... et de la crèèème !", je croyais m'être fait une raison (et avoir trouvé un compromis raisonnable avec moi-même en visitant plus que régulièrement le glacier artisanal du marché Jean-Talon).

Mais en revenant en France et en me rendant pour la première fois de ma vie montpelliéraine au Simply, tous les souvenirs alimentaires enfouis et les fantasmes comestibles refoulés ont ressurgi d'un seul coup. Une sorte de madeleine de Proust, mais à l'échelle d'un supermarché.

Il y a une seule chose dont je ne pouvais pas me souvenir : il me semble bien que les Simply n'existaient pas quand j'ai quitté la France ! Disons qu'à cette époque, on avait déjà liquidé les Mammouth depuis un moment, mais il y avait encore des ATAC... Quoi qu'on puisse aisément comprendre qu'ils aient changé de nom pour des questions de com'. Imaginez effectivement ce qui pourrait selon vous allécher le plus le client entre ça :


et ça :


Figurez-vous que j'ai même désormais la joie d'être titulaire d'une carte de fidélité Simply, qui va me permettre de cumuler des Happy à chaque crème au chocolat achetée, qui eux-mêmes me rapporteront des chèques cadeaux à hauteur de environ 2,45€ par an.

Je m'y suis donc, dans la joie et la bonne humeur puisque bercée par un univers marketing spécialement étudié par des bac+8 pour me mettre dans les meilleures dispositions, acheté un petit bleu d'Auvergne AOC qui sent tellement fort que quand tu mords dedans tu as l'impression de manger une vache entière avec les poils.

Si je quitte encore la France, il faudra bien que quelqu'un vienne m'expliquer est mon problème.

1 commentaire:

tindomerel a dit…

Bienvenue à la maison Manouchka! :)