mardi 26 juin 2012

Hello Winnie!

Je rentre juste de vacances. Des vacances magnifiques dans le Manitoba (tu vois le Canada ? Ben en plein milieu du Canada), à Winnipeg.

Le Manitoba, c'est d'abord les prairies, soit le plat pays à perte de vue.


On m'avait parlé aussi de bisons gambadant dans les prés, mais ça apparemment c'est un mythe^^ Les bisons, j'en ai vu à peu près partout, sauf en vrai :


Le Manitoba, c'est l'Amérique profonde, avec ses grands espaces, ses banlieues en préfabriqués, ses églises de fanatiques, ses fast-foods, ses grosses bagnoles et ses milliers de kilomètres d'autoroutes.


Mais il y a aussi des pont marrants :



des tipis d'indiens :


et des arcs-en-ciels :


On a vu des trucs folkloriques (comme à la maison !)...



... et mangé des crèmes glacées d'enfer :


Quant à Winnipeg, ce n'est pas, contrairement à ma croyance personnelle, la ville nommée en l'honneur de Winnie l'ourson, mais bien Winnie l'ourson qui a hérité son nom de la ville ! (les détails de l'affaire ici)


Enfin et surtout, le Manitoba est peuplé de gens accueillants et polyglottes qui m'ont trimballée partout à pieds, en voiture, en canot, à cheval pour me faire visiter leur coin !


dimanche 18 mars 2012

La parade de la Saint Patrick

Aujourd'hui, je suis sortie de mon hibernation studieuse après trois mois de vie ermite dans ma chambre, et cela pour deux raisons :
- l'hiver est bel et bien fini : il fait 20° alors que mardi dernier encore il neigeait (les joies du climat montréalais) ;
- aujourd'hui avait lieu la parade de la Saint Patrick.

Selon le site Internet, cette parade est une institution à Montréal depuis 188 ans. On nous promettait 40 chars, autant de fanfares et en tout 4000 participants.
Ça, c'était en théorie.

En pratique, on a pas la même notion de char au Québec et en France. En effet, au Québec, quand quelqu'un te dit "Je vais garer mon char", il parle ni d'un char à bœuf ni d'un char à voile, mais bien de sa bagnole.
Je pensais cependant qu'ils faisaient une exception pour le carnaval (ou la Saint Patrick). Mais en fait non. Les chars de la Saint Patrick, c'était bel et bien des gros pick-ups avec de la pub dessus.

Au passage, Saint Patrick, c'est lui :

(que ceux qui trouvent qu'il ressemble à Saint Nicolas avec une cape verte lèvent la main)

Une fois passé le Saint Patrick sur roulettes, on a quand même eu droit à quelques petites fanfares de cornemuses en kilt, plutôt sympa d'ailleurs.


Puis sont venus les fameux pick-ups. Et entre les pick-ups, il y avait des gens avec des gadgets de la Saint Patrick. En fait de gens, je dirais plutôt de vieux gens, affublés de chapeaux, t-shirts, trèfles en mousse, lunettes en plastoc, et, et... de l'indispensable dentier de la Saint Patrick, avec des lumières vertes clignotantes (!!!).

Il y a aussi eu quelques jeunes : à peu près tous les groupes de scouts du Québec étaient là, comme tous les autres ils passaient en faisant coucou, et c'est tout.
Un autre pick-up. Une calèche du Vieux-Montréal. D'autres petits vieux à pieds. Les pompiers. Une limousine avec une grand-mère et un gamin dedans (??). Puis une autre. Puis une autre.
Puis est passé un camion de l'Association québécoise des amis des lévriers (ou un truc du genre). Puis plein de gens avec des lévriers.


Outre les pick-ups, aussi quelques fourgons genre "Tremblay Electricité-chauffage de père en fils", des flics en voitures de golf, des meufs avec des poussettes (genre "je sors mes mômes au parc le dimanche, ah non pas au parc aujourd'hui, dans une parade c'est mieux", apparemment le seul critère de sélection étant d'avoir un trèfle dessiné sur la joue et un t-shirt vert), plein de gens qui faisaient coucou comme la reine d'Angleterre (d'ailleurs ne serait-ce pas là une insulte directe à l'Irlande ?^^), quelques clowns, une ambulance et l'indispensable mascotte du jour :


La SPA locale a défilé elle aussi, ils avaient même habillé leurs chiens (ils sont pas censés défendre les animaux ces gens ? Au moins contre le ridicule ?)


Bref, quand on a compris qu'il n'y aurait pas de canon à bière, on a fini par décider d'avancer l'heure du picnic au lieu de continuer à subir sous une chaleur écrasante (si, si !) ce qui ressemblait surtout à une longue page de pub en chair et en os (disons que quand on a vu arriver au loin un avion gonflable WestJet, on s'est dit qu'on en apprendrait probablement plus sur la culture irlandaise en allant commander un sandwich smoked-meat dans une célèbre cantine juive du boulevard Saint Laurent).

mercredi 22 février 2012

Déboires animaliers -suite

Les enfants de la famille mexicaine qui vit en-dessous de chez nous sont venus toquer à la porte hier soir avec un air angélique :

-"Bonjour Madame, c'est pour savoir, vous n'auriez pas trouvé un furet par hasard ?"
-"Heu, non pourquoi ?"
-"Pour rien, au-revoir !"

(...)

Ça m'a rappelé un jour de ma vie strasbourgeoise où j'habitais un immeuble avec un gardien alsacien un peu mal léché.
Un jour, en rentrant de la fac, il y avait un mot sur la porte du hall :
"Si vous avez perdu votre iguane (?), merci de venir le récupérer rapidement chez le gardien"




dimanche 29 janvier 2012

Bonne nano heu, bonne année !

Il paraît que ce n'est pas indécent de souhaiter la bonne année jusqu'à la fin du mois de janvier, j'en abuse donc jusqu'au bout.

J'ai cependant une bonne excuse pour avoir délaissé mes obligations bloguiennes ces derniers temps. Cette excuse, ce sont mes études :)

Et quand je dis mes études, c'est surtout mon mémoire (et pas mes classes de petits chinois et russes tous meugnonns qui feront sans doute l'objet d'un article à eux seuls).
Mon fabuleux mémoire nanotechnologique et sociologique à la fois, sujet hautement novateur (ou alors c'est une autre façon de dire qu'il n'intéresse que moi).
Je travaille donc, dans l'indifférence générale, à la réalisation d'un inventaire de tous les produits du monde contenant du nano argent aux dires de leurs producteurs.

(et là vous vous dites, "c'est clair, il y a bien que elle que ça intéresse")
Cela dit, ne sous-estimez pas les petites joies adjacentes à la recherche. Je suis sure que vous ne vous figurez pas l'immense variété de produits qu'on peut décliner en version "nano argent".

Par exemple, vous aviez une brosse à dents, des chaussettes, un frigo, un oreiller, un sèche-cheveux, du gel douche, un tapis, des assiettes...
Et bien figurez-vous que désormais, tous ces produits existent en version hautement aseptisée (soi-disant) "nano argent". Fini ce bon vieux système immunitaire, l'humain et la bactérie font désormais définitivement bande à part.

Je m'arrache donc les yeux à essayer de déchiffrer des sites en coréen avec des photos de pommeaux de douche pour essayer de décider si ils sont bien "nano argent" ou pas. Je deviens une championne de la géographie chinoise (dire que jusqu'à hier encore je ne connaissais pas la différence de statut administratif entre Macao et Taïwan...) et maintenant je sais que Puerto-Rico en anglais, s'écrit Porto-Rico en français.

Je peux aussi vous dire qu'il faut 500 mg d'argent colloïdal en intraveineuse pour tuer à coup sûr un dalmatien (en tout cas les dalmatiens de 1931).

Mais y a quand même des trucs bizarres, même dans le monde du commerce mondialisé.
Genre tu te balades au milieu des brosses à dents, tuyaux et autres lunettes de chiottes, et là, toujours sur la requête "nano silver", d'un coup, tu en vois une dont la description se limite à :

"Antique Statue
We found an Antique Statue which is of Hindu culture and is for sale now.
Please feel free to contact us. Thank you."

(firme pakistanaise)

Sur ce, bonne année à vous tous. Que 2012 ne soit pour personne l'année d'une intoxication aux métaux lourds.



ps : si vous n'avez rien compris à tout ce que je viens de raconter aujourd'hui, je pourrai toujours vous envoyer une copie de mon mémoire quand il sera fini. Si ça vous intéresse quoi ;)

mardi 6 décembre 2011

Hector, la BD

Il y a des gens qui me suggèrent de faire un blog en bande-dessinée, sans se douter le moins du monde de mon absence TOTALE de talent pour le dessin.

J'ai cependant décidé d'exaucer leur souhait en illustrant notre rencontre avec le rat du placard, à la fois pour leur montrer pourquoi je ne fais pas un blog en bande-dessinée, et aussi parce que c'est la Saint Nicolas (amis alsaciens, je vous salue).


(oui, il crachait du feu. Parfaitement.)

vendredi 2 décembre 2011

Hector-rat des plafonds

Il était un rat , pardon, une fois, un rat, qui avait décidé d'élire domicile dans notre plafond.

Afin de garantir son anonymat, nous l'appellerons Hector.

Hector le rat, après avoir chanté tout l'été, avait décidé de s'établir dans un lieu chaud et douillet, proche des commerces et avec vue sur le parc. Ce lieu magique allait se révéler le troisième étage et demi d'une humble bâtisse essentiellement peuplée de ressortissants sud-américains et, à sa cime, de deux étudiants français récemment expulsés de leur précédente demeure (cf l'article précédent) : nous.

Hector a donc posé son baluchon dans cet élégant plafond ayant sans doute vu passer son lot de générations d'ouvriers québécois, de familles primo-arrivantes et d'étudiants pauvres depuis sa construction. Après un petit tour du propriétaire, il avait déjà pris connaissance du point de ravitaillement le plus proche : le placard de cuisine des étudiants cités ci-dessus, accessible à pattes par un habile trou dans le contre-plaqué, sans doute l’œuvre des précédents occupants moustachus.

Pourtant, rien qu'à juger de l'état de l'installation électrique, cet appart est très loin d'être rongeur-friendly :


Le fait qu'un paquet de 500 grammes de tortellini Panzani en provenance d'Italie avait été magistralement éventré et copieusement dévoré en l'espace d'une nuit m'emplit de perplexité. Devant la voracité de l'envahisseur, un flagrant délit s'imposait.
Attirée par un bruit de rongement suspect, j'ouvrais le placard en grand pour apercevoir...

Un rat, mais ENORME quoi !

T'as déjà vu un teckel ? Ben gros comme un teckel !


Évidemment, dès qu'on s'est aperçus mutuellement, on s'est également effrayés mutuellement et il s'est bien vite fait la malle dans son trou (mon hurlement sur-aigu a peut-être quelque chose à voir là-dedans aussi^^).

Il a donc fallu envisager une ligne de défense.
- plan A : attraper le rat, le mettre dans une cage avec une roue et s'en faire un animal de compagnie (mon premier réflexe). Mauvais plan : il a peut-être la rage.
- plan B : au rayon "maison" de Dollarama, ils vendent des tapettes à souris. Mais si tu veux, vu la bête, Hector, il s'en ferait une belle boucle d'oreille de leur tapette à souris.
- plan C : je pourrais laisser mon coloc s'en occuper. Le même coloc qui a hurlé deux fois plus aigu que moi quand il a aperçu le bout de la queue d'Hector, avant de courir se réfugier dans le salon...
- plan D : allons en parler au concierge. Le concierge mexicain très gentil, mais que quand il te dis qu'il passe demain tu peux pas vraiment espérer qu'il passe avant Noël
- plan E : retour chez Dollarama avec un beau rouleau de scotch de chantier : le passage secret d'Hector est désormais hors d'usage.

Le plan E est donc efficace, mais temporaire : Hector, le ventre creux, use ses griffes de toutes ses forces derrière le mur pour rejoindre l'eldorado alimentaire de ses souvenirs.

Plan F : le proprio a dit qu'il passerait demain avec des friandises à l'arsenic. Autant les souris je voulais pas les tuer (c'est mignon une souris), autant là Hector il a dû manger toutes les souris du quartier pour devenir aussi énorme. On risque donc d'envisager le funeste plan F...


(Suite au prochain numéro)

vendredi 4 novembre 2011

Celle qui avait scrapbooké son bureau

Cet article, pour être compréhensible, nécessite un léger flash-back.

Il y a une dizaine de jours, le Régis (mon logeur, CF) m'accroche dans la cuisine et me dit avec un air de chat qu'on aurait jeté dans le bain :
- "Manon ? Bon, ces derniers temps je ne me sens plus ici comme si c'était MA maison"

Ce à quoi j'ai répondu promptement :
-"C'est normal, c'est pas juste TA maison" (étant donné que mon coloc et moi payons chaque mois 75% de TON loyer).

C'était pas la réponse qu'il avait envie d'entendre apparemment. Il a donc répondu (dixit) :
-Ouai I know hein. Quoi qu'il en soit, si c'est pas trop te demander, je vais te demander de quitter pour le 1er décembre"

Connard. Non, c'est pas trop demander. J'ai même fait MIEUX : j'ai "quitté" pour le 1er novembre. Avec le coloc. (ça a dû lui rafraîchir la mémoire sur "ce que c'est que payer un loyer". Vieux con)

Tout ça pour dire qu'en deux temps trois mouvements, on avait trouvé un nouvel appart, sur la même rue que chez Régis, genre 500 mètres plus loin.
Le problème, c'est que c'est un appart VIDE.
Car chez Régis, on utilisait bien confortablement les affaires de Régis. Les meubles, les couvertures, les assiettes, le grille-pain, tout quoi. Mieux que ça, on avait même pas le droit d'introduire quoi que ce soit de nouveau qui ne soit pas à Régis (sans doute que ça aurait représenté une perte de contrôle insupportable sur son espace de vie que d'introduire une tasse étrangère à sa maison depuis moins de 10 ans).

On a donc emménagé dans ce nouvel appart sans une fourchette, mais avec l'âme bien légère à l'idée qu'on ne nous enverrai plus d'e-mails dans ce genre là :
(certifié absolument véridique, couleurs comprises)

"Manon,

Si tu ne veux plus essuyer ta vaisselle après l'avoir lavée, c'est correct, mais, pourrais-tu simplement ne rien laver et la déposer dans le lave-vaisselle. J'ai acheté cet appareil notamment parce que je n'aime pas voir la vaisselle en continuité sur le comptoir. "


"Manon, Tristan,

Une des chattes (la grise) a été oubliée dehors sur le balcon arrière, hier soir. Je l'ai retrouvée, lorsque je suis revenu vers minuit.Je sais que ce n'est pas de votre responsabilité que de vous occuper de mes chats, mais ça fait 3 fois que cela arrive et ça m'inquiète pour le temps froid qui s'en vient.

Je ne sais trop quoi faire pour vous faire penser de jeter un coup d'oeil pour voir s'il n'y a pas un chat resté dehors au moment où vous refermez la porte. Avez-vous des idées ?

***

Je vais quitter jeudi pour quelques jours pour la campagne. Je peux demander à mon amie Lina de passer quotidiennement pour s'occuper de la bouffe et de l'eau dans l'arrosoir pour les chats. Sinon, si c'est ok qu'un de vous s'en occupe, ce serait apprécié. Je vais attendre votre réponse.

***

Enfin, je me doute bien que vous profiterez de mon absence pour inviter des amis à la maison. Ce n'est pas supposé se produire, mais quand les chats sont partis.... Comme j'ai des yeux tout autour, avec mes amis qui sont aussi mes voisins, je sais tout ce qui se passe chez moi, alors autant jouer franc jeu pour que ce soit agréable, mature et responsable.

Cela étant, je vous permet d'inviter quelques amis aux conditions suivantes : AUCUNE CIGARETTE n'est permise à l'intérieur de l'appartement. Il y a un petit cendrier rouge dans le haut de l'armoire à droite du frigo. SVP, l'utiliser au lieu d'écraser les cigarettes sur le balcon et de les jeter sur le terrain. Bien s'assurer que les cigarettes sont éteintes avant de jeter le cendrier dans la poubelle (et non dans la toilette). Deuxièmement, s'il se brise quelque chose ou si quelque chose disparaît, vous serez responsable de le réparer, de le remplacer ou de le rembourser (si ça ne se trouve plus). Troisièmement, en aucun temps, vos invités sont autorisés à descendre chez-moi, au sous-sol. C'est mon coin privé. J'apprécie votre compréhension et votre collaboration à ce sujet. Et, évidemment, le civisme pour les voisins (et votre co-loc) s'appliquent en tout temps (pas de bruit après 23h00). Enfin, et sur ça aussi je suis très confiant, on ramasse tout après..."


(autant vous dire qu'on s'est bien gardés d'inviter une bande de potes ce week-end là, et que le seul interdit qu'on ait bravé est d'utiliser le Scrabble de Régis pour faire une partie dans le salon. J'espère que les voisins nous ont pas vus, tellement on est des terroristes)

(ok, c'était peut-être moi qui l'avait enfermé dehors son chat obèse... Mais aussi, il est gris sur un balcon gris quoi)


Nous avions donc l'âme légère mais les jambes lourdes du déménagement, et rien pour nous asseoir, ni nous coucher d'ailleurs. Après un petit tour dans un entrepôt de matelas de fin de série (avec livraison gratuite à 10h du soir par des indiens payés au black qui peuvent trimballer seuls des matelas deux places sur leur dos au 3ème étage), on est allés chez Dollarama (la Foirfouille locale) pour quelques ustensiles de survie (genre fourchettes), puis chez Emmaüs pour d'autres ustensiles de survie (un fouet pour la pâte à crêpes, etc.).

La seule chose vraiment indispensable que j'avais pas encore trouvée s'est offerte à moi un beau matin le lendemain de mon emménagement, alors que je revenais du supermarché, où j'étais allée à jeun me trouver de quoi déjeuner. Je trimballais donc mes sacs Super C pleins de jus d'orange et de céréales, quand je l'ai aperçu : un bureau abandonné sur le trottoir.

Après de brèves mesures à l'aide d'un instrument qu'on a toujours sous la main (en l’occurrence, un bras), j'ai décidé que ça valait la peine de le ramener et de prendre la chance qu'il rentre entre la porte de ma chambre et celle de ma penderie (oui, car dans notre nouvel appart, et notamment ma chambre, tout rentre au centimètre). Et le miracle se produisit : il rentra.

Le dernier problème avec ce bureau était son état physique de décomposition avancée. Je suis donc retournée au Dollarama visiter le rayon scrapbooking (une branche assez étrange des arts plastiques consistant à représenter sa vie à l'aide de collages de papiers et d'objets divers. Un sociologue dirait sans doute que cette activité est symptomatique de l'individualisation et du recentrement sur soi caractéristiques de nos sociétés, au même titre que l’essor du développement personnel et du yoga. Peut-être même que c'est là un héritage de l'éthique protestante qui implique un rapport individuel à Dieu et la culture de l'espace intérieur... STOP, on s'éloigne). Je vais juste me contenter de vous offrir en pâture le résultat :


(On ne rit pas siouplait. Si vous pensez pouvoir faire mieux, vous êtes tous invités à vous y essayer sur mon bô bureau :))